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toithausapetitLa fête animiste de Massalata,

à quelques kilomètres de Birni N’Konni au Niger,

qui devait se tenir au mois de Décembre,

a été repoussée au mois de Février prochain

par les anciens du village.

afrique-cameraLe 3ème Forum Africain du Film Documentaire

se tiendra du 8 au 13 décembre 2008

au Centre Culturel Franco-Nigérien Jean Rouch

de Niamey.

***

Voici le programme des projections:

Lundi 8 décembre :

21h00 - “Pour le meilleur et pour l’oignon” de Sani Magori et “Vivre dans le pays le plus pauvre du monde” de Jean-Louis Saporito

Mardi 9 décembre :

19h30 – “La robe du temps” de Malam Saguirou

21h00 – “La femme porte l’Afrique” d’Idrissa Diabaté

Mercredi 10 décembre :

19h30 - Nouvelles séries télévisées Nigériennes : “Fada” de Magagi, “Soueba” de Souleymane Mamane et Alfred Dogbé

21h00 - “Au centre de la terre : des puits et des hommes” d’Ingrid Patetta, “Enfants d’Afrique” de l’UNICEF et “Au bout de la terre : le pays Touareg” de Patrick O’Neill

Jeudi 11 décembre :

19h30 – “Copains et coquins : la bande à Rouch au Niger” de Madsen Berit et Jorgensen Anne Mette

21h00 – “Je suis un Africain blanc” de Bernd Mosblech

Vendredi 12 décembre :

19h30 – “Tourou et Biti” et “Les Maîtres fous” de Jean Rouch

21h00 – “Code Phénix”, une fiction de Boubakar Diallo

Samedi 13 décembre :

20h00 – “Quatriéme nuit noire” de Djingareye Abdoulaye Maiga

***

+ des colloques, des tables rondes,

des rencontres avec les réalisateurs invités,

une expo photo…

***

Visitez le site du CCFN Jean Rouch !

logo-ccfn-jean-rouch-couleur

logoantennacorporate

Dans le cadre du projet AMAN D ALKHER mené par l’ONG TAGASTE au Niger

( voir article précédent sur ce blog , ou sur le blog de TAGASTE ),

Antenna Technologies publie un article sur son blog.

***

Antenna Technologies ???

Pour couvrir les besoins fondamentaux des populations les plus démunies, il est indispensable d’innover et simplifier certaines technologies afin de les rendre accessibles et appropriées aux conditions socio-culturelles de ces populations. C’est à cette fin qu’a été créée en 1989, à Genève, Antenna Technologies.

Antenna Technologies est une association reconnue d’utilité publique composée notamment d’un réseau de scientifiques, de professeurs, de chercheurs, d’ingénieurs.

L’équipe du bureau de Genève assure la gestion et le suivi des projets en partenariat avec nos antennes locales. Antenna Technologies travaille entre-autres avec les institutions internationales et des ONG du terrain. Cette approche requiert la participation directe des populations concernées et s’attache à développer leur autonomie.

Bridges with Africa

rnw_logoLa semaine dernière j’ai été interviewée par mon amie Jill Woodward, reporter à Radio Netherlands Worldwide.
Nous avons parlé de mon documentaire Au Centre de la Terre, du Niger, des puisatiers, de l’accès à l’eau et du nomadisme.
Le résultat passe à la radio aujourd’hui, dans le programme Bridges with Africa de Radio Netherlands Worldwide (et sera retransmis mardi prochain) :

http://www.radionetherlands.nl/africa/programmes/bridgeswithafrica/

Suivez le lien pour les horaires, info sur les podcasts et fréquences radio …

Voir la galerie photo du festival.

***

Il y en a une de moi en pleine explication de quelque chose de certainement très important…

Jour 7, mardi 25 novembre :

Je suis allée voir le dernier film en compétition au Festival International du Film d’Environnement : Sin Maz No Hay País, las semillas de la dignidad, de Jonathan Cadiot et Arthur Rifflet.

Sin maíz no hay país est un voyage au cœur du maïs natif dans la Sierra Norte de Puebla, au Mexique. Paysans et indigènes nous restituent l’histoire de leur plante sacrée et expriment leur volonté de conserver ces « graines de la dignité ». Le maïs est devenu un objet de lutte, entre revendications identitaires, socioéconomi­ques, activisme environnemental et dé­fense de la souveraineté alimentaire.

Puis soirée de clôture du Festival. Inutile de préciser que mon nom n’est toujours pas sur la liste et que les petits fours sont inaccessibles… :) mais c’est chouette quand même !

Jour 8 : R.A.S

Jour 9, jeudi 27 novembre :

Rencontre au Musée de l’Homme avec Brice Ahounou, ancien assistant de Jean Rouch, anthropologue au Comité du Film Ethnographique et responsable de la programmation des Mercredis du Film Ethnographique.

Entretien dans la salle de projection Jean Rouch (j’en profite pour lui glisser une copie d’Au Centre de la Terre), puis visite des coulisses du musée : j’ai l’honneur d’entrer dans le bureau de Jean Rouch, son “antre” comme me le décrit Mr Ahounou….. Un lieu mythique, un fouillis de documents, de bobines et de photos de Rouch et de ses acolytes…

Rattrapage …

Jour 3, vendredi 20 novembre :

Je me rends à la projection de Last Yoik in Saami Mountains documentaire finlandais de Hannu Hyvönen – Elonmerkki.

Réalisé pour les Nations Unies, ce documentaire raconte les dommages causés par l’abattage des fôrets en Laponie finlandaise ces 50 dernières années :

En Laponie du Nord, plus de mille kilomètres au nord de Helsinki, la capitale finlandaise, se trouve la plus grande région sauvage d’Europe occidentale. Ces collines, montagnes et forêts sur la ligne boréale sont la patrie du seul peuple autochtone d’Europe septentrionale, les Saami.

Cependant, la question des droits à la terre des Saami reste non résolue.

Non seulement le sujet mais m’intéresse mais j’en profite pour faire un petit peu d’espionnage industriel : mon film sera projeté demain à la même heure et dans la même salle……

Dans la soirée, inauguration au Pavillon de l’Eau de la Ville de Paris, dans le cadre des 2ème Rencontres Internationales Eau et Cinéma d’Istanbul 2009.

Rencontre avec Raymond Jost, secrétaire général et fondateur du Secrétariat International de l’Eau.

Le SIE est un réseau international d’organisations impliquées dans le développement communautaire durable et dans la gestion de l’eau. Il a été créé pour actualiser les principes énoncés dans la Charte de Montréal, elle même adoptée en 1990, lors de la clôture des travaux concernant la Décennie des Nations Unies sur l’Eau et l’Assainissement.

Réflexion de Erik Orsenna sur le thème Eau, image, culture et pouvoir.

Exposition Infiniment Eau, peintures photographiques de Michel Guéranger.

***

Jour 4, vendredi 21 novembre :

Projection de Au Centre de la Terre.

Il pleut, il fait froid, on est un vendredi et il est 11 heures du matin…… rien ne va plus…. Et pourtant, la salle se remplit relativement….. 35 personnes, c’est pas le Festival de Cannes, mais tout de même je suis heureuse…

Que dire, à part que ça s’est bien passé ?

***

Jour 5, samedi 22 novembre : Rien à signaler

***

Jour 6, dimanche 23 novembre :

Il neige le matin, ça c’est chouette…

Je retourne au festival pour le documentaire The End of Poverty ? de Philippe Diaz

Avec tant de richesses dans le monde, comment peut-on avoir autant de pauvreté?

The End of Poverty retourne au début des temps modernes, au début des temps coloniaux, pour comprendre quand mais aussi pourquoi tout cela a commencé.

En se plaçant d’un point de vue historique, le film démontre les liens entre pauvreté, colonialisme, capitalisme et violence depuis 1492. Mais c’est un film très scolaire dans sa forme, basé sur des chiffres, des données, des interviews d’experts et de paysans des “pays du sud”.

Intervention de Susan George, altermondialiste, politilogue et ancienne vice-présidente d’ATTAC-France, interviewée dans le film.

Jour 7, lundi 24 novembre :

Déjeuner des réalisateurs au Conseil Régional d’Ile-de-France, dans le cadre du 26éme Festival du Film d’Environnement.

Dans l’après-midi, direction la péniche Anako pour une rencontre avec Benki Piyako, chef de la communauté Ashaninka d’Acre au Brésil.

Leader d’une communauté indigène amazonienne brésilienne située dans l’Etat de l’Acre, Benki Ashaninka se mobilise pour aider les peuples indigènes à lutter contre l’exploitation de leurs terres par des tiers.

Dans ce cadre, il aide ces communautés à améliorer leurs procédés techniques et est à l’origine d’un nouveau modèle de gestion des terres afin que les populations autochtones vivent de leurs ressources naturelles tout en préservant un écosystème riche et unique.

Représentant de la communauté Ashaninka, qui, au cours des 15 dernières années a été reconnue au Brésil et à l’étranger pour son modèle de développement durable, M. Benki Piyãko a décidé de faire de l’éducation, l’arme principale dans la défense de l’environnement et de la connaissance de la forêt

Projection du film Nous luttons mais on mange du fruit, de Benki Piyako.

Le film témoigne de la situation de la communauté Ashaninka et des travaux de gestion de l’environnement (reboisement, ré-introduction d’espèces disparues, chasse aux bucherons mercenaires) que réalisent les membres de cette communauté qui vivent en autonomie sur leurs terres.

Visitez le blog de la communauté Ashaninka : Apiwtxa

Et pour finir :

dans la soirée retour au festival du film d’environnement pour la projection de The Journals of Knud Rasmussen de Zacharias Kunuk, également réalisateur de Atanarjuat, la légende de l’homme rapide et Norman Cohn.

Janvier 1922. L´explorateur danois Knud Rasmussen qui dirige la cinquième expédition Thulé et son assistant, l´anthropologue Therkel Mathiassen, s´installent au campement du grand chamane d´Igloolik, Aua.

D´origine métisse – il est Inuit et Danois -, Rasmussen y consigne dans son journal les détails de la vie quotidienne des Inuits au rythme des saisons de chasse…

Là-bas dans le givre et le froid, ces explorateurs du monde polaire découvrent un paradis blanc en voie d´être soumis aux règles de colonisateurs qui ne comprennent pas le mode de vie de ces nomades… Au fil de son expédition, Rasmussen découvre un peuple de plus en plus dépendant de «l´homme blanc» qui essaie de convertir les Inuits à la religion chrétienne…

Tout simplement magnifique !

Le 19 novembre, cérémonie d’ouverture du 26ème Festival International du Film d’Environnement : cocktail au Conseil Régional d’Ile-de-France (mon nom n’est pas sur la liste des invités), beaucoup de monde (et du beau monde apparemment), champagne et buffet alléchant (mais très difficile d’accès).

Puis projection en avant-première à La Pagode du film Les Ailes Pourpres : le Mystère des Flamands, de Matthew Aeberhard et Leander Ward (production Disney Nature) : de très belles images du lac Natron en Tanzanie et de colonies de flamants, un petit air de La Marche de l’Empereur mais un commentaire aux ambitions poétiques parfois simpliste.

Dès mon arrivée à Paris, je fonce chez mon amie Jill Woodward, réalisatrice,monteuse, journaliste radio et diseuse d’histoires; elle aussi un peu nomade : elle est basée à la fois à Paris, à Amsterdam et à New York.

Elle m’interviewe sur Au Centre de la Terre, les puisatiers, l’accès à l’eau au Niger, les conditions de vie au Sahel…

Elle prépare une émission qui sera diffusée dans 2 semaines sur Radio Netherlands Worldwide, dans le programme Bridges with Africa.

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