Rattrapage …
Jour 3, vendredi 20 novembre :
Je me rends à la projection de Last Yoik in Saami Mountains documentaire finlandais de Hannu Hyvönen – Elonmerkki.
Réalisé pour les Nations Unies, ce documentaire raconte les dommages causés par l’abattage des fôrets en Laponie finlandaise ces 50 dernières années :
En Laponie du Nord, plus de mille kilomètres au nord de Helsinki, la capitale finlandaise, se trouve la plus grande région sauvage d’Europe occidentale. Ces collines, montagnes et forêts sur la ligne boréale sont la patrie du seul peuple autochtone d’Europe septentrionale, les Saami.
Cependant, la question des droits à la terre des Saami reste non résolue.
Non seulement le sujet mais m’intéresse mais j’en profite pour faire un petit peu d’espionnage industriel : mon film sera projeté demain à la même heure et dans la même salle……
Dans la soirée, inauguration au Pavillon de l’Eau de la Ville de Paris, dans le cadre des 2ème Rencontres Internationales Eau et Cinéma d’Istanbul 2009.
Rencontre avec Raymond Jost, secrétaire général et fondateur du Secrétariat International de l’Eau.
Le SIE est un réseau international d’organisations impliquées dans le développement communautaire durable et dans la gestion de l’eau. Il a été créé pour actualiser les principes énoncés dans la Charte de Montréal, elle même adoptée en 1990, lors de la clôture des travaux concernant la Décennie des Nations Unies sur l’Eau et l’Assainissement.
Réflexion de Erik Orsenna sur le thème Eau, image, culture et pouvoir.
Exposition Infiniment Eau, peintures photographiques de Michel Guéranger.
***
Jour 4, vendredi 21 novembre :
Projection de Au Centre de la Terre.
Il pleut, il fait froid, on est un vendredi et il est 11 heures du matin…… rien ne va plus…. Et pourtant, la salle se remplit relativement….. 35 personnes, c’est pas le Festival de Cannes, mais tout de même je suis heureuse…
Que dire, à part que ça s’est bien passé ?
***
Jour 5, samedi 22 novembre : Rien à signaler
***
Jour 6, dimanche 23 novembre :
Il neige le matin, ça c’est chouette…
Je retourne au festival pour le documentaire The End of Poverty ? de Philippe Diaz
Avec tant de richesses dans le monde, comment peut-on avoir autant de pauvreté?
The End of Poverty retourne au début des temps modernes, au début des temps coloniaux, pour comprendre quand mais aussi pourquoi tout cela a commencé.
En se plaçant d’un point de vue historique, le film démontre les liens entre pauvreté, colonialisme, capitalisme et violence depuis 1492. Mais c’est un film très scolaire dans sa forme, basé sur des chiffres, des données, des interviews d’experts et de paysans des “pays du sud”.
Intervention de Susan George, altermondialiste, politilogue et ancienne vice-présidente d’ATTAC-France, interviewée dans le film.
Jour 7, lundi 24 novembre :
Déjeuner des réalisateurs au Conseil Régional d’Ile-de-France, dans le cadre du 26éme Festival du Film d’Environnement.
Dans l’après-midi, direction la péniche Anako pour une rencontre avec Benki Piyako, chef de la communauté Ashaninka d’Acre au Brésil.
Leader d’une communauté indigène amazonienne brésilienne située dans l’Etat de l’Acre, Benki Ashaninka se mobilise pour aider les peuples indigènes à lutter contre l’exploitation de leurs terres par des tiers.
Dans ce cadre, il aide ces communautés à améliorer leurs procédés techniques et est à l’origine d’un nouveau modèle de gestion des terres afin que les populations autochtones vivent de leurs ressources naturelles tout en préservant un écosystème riche et unique.
Représentant de la communauté Ashaninka, qui, au cours des 15 dernières années a été reconnue au Brésil et à l’étranger pour son modèle de développement durable, M. Benki Piyãko a décidé de faire de l’éducation, l’arme principale dans la défense de l’environnement et de la connaissance de la forêt
Projection du film Nous luttons mais on mange du fruit, de Benki Piyako.
Le film témoigne de la situation de la communauté Ashaninka et des travaux de gestion de l’environnement (reboisement, ré-introduction d’espèces disparues, chasse aux bucherons mercenaires) que réalisent les membres de cette communauté qui vivent en autonomie sur leurs terres.
Visitez le blog de la communauté Ashaninka : Apiwtxa
Et pour finir :
dans la soirée retour au festival du film d’environnement pour la projection de The Journals of Knud Rasmussen de Zacharias Kunuk, également réalisateur de Atanarjuat, la légende de l’homme rapide et Norman Cohn.
Janvier 1922. L´explorateur danois Knud Rasmussen qui dirige la cinquième expédition Thulé et son assistant, l´anthropologue Therkel Mathiassen, s´installent au campement du grand chamane d´Igloolik, Aua.
D´origine métisse – il est Inuit et Danois -, Rasmussen y consigne dans son journal les détails de la vie quotidienne des Inuits au rythme des saisons de chasse…
Là-bas dans le givre et le froid, ces explorateurs du monde polaire découvrent un paradis blanc en voie d´être soumis aux règles de colonisateurs qui ne comprennent pas le mode de vie de ces nomades… Au fil de son expédition, Rasmussen découvre un peuple de plus en plus dépendant de «l´homme blanc» qui essaie de convertir les Inuits à la religion chrétienne…
Tout simplement magnifique !